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RGPD : la mutualisation des SI des collectivités en vue

La publication cette semaine du baromètre de l'industrie du drone en Europe nous montre que, sans bruit, et sous les radars du buzz médiatique, le drone est en train de se faire sa place dans l'entreprise et dans les services aux entreprises.

Sans aucun doute, le drone est une technologie moins glamour que la blockchain. C'est un objet physique qui s'utilise sur le terrain donc il est peut être passé sous le radar technologique de la DSI. Pourtant, c'est un formidable allié du Système d'Information pour ceux qui veulent bien s'y intéresser.

Ce baromètre européen nous montre qu'un nombre croissant d'entreprises deviennent actives dans le secteur du drone.

D'ailleurs, des contacts récents de GreenSI concernaient des startups innovantes qui se lançaient dans les services exploitant des drones ou visant à créer des plateformes de coordination de drones. Car finalement, c'est peut être ça la clef pour l'entreprise : si des services spécialisés vous amènent toute la valeur des drones, ce n'est pas nécessairement la peine de les maîtriser totalement en interne.

Le drone est donc devenu un service. DaaS, pour "Drone as a Service", pour ceux qui aiment les acronymes et pour montrer son ancrage à terme dans le système d'information au sens large.

Aujourd'hui ces services vont au-delà de faire un film 3D et de la photographie au dessus des installations des entreprises. De véritables applications professionnelles sont en train d'émerger, avec en dénominateur commun la maîtrise de la donnée collectée, et de la chaîne de traitement pour lui donner de la valeur. Les agriculteurs peuvent acheter des services pour évaluer les récoltes, d'autres surveillent des installations, enfin certains inspectent des éoliennes pour détecter des usures. Certains fabricants de drones ont également lancé leur division "services", dont le français Parrot (Air Support by Parrot).

Au niveau mondial deux sociétés françaises apparaissent dans les classements, AirInnov  qui profite de l'ampleur de l'agriculture françaises et Azur Drones qui veut devenir le leader mondial de la surveillance par drone.


Le drone devient un service car au cœur du drone se cache surtout la donnée. D'ailleurs vous vous en doutiez, sinon GreenSI ne s'y intéresserait pas autant ;-)

Des services d'arpentage ou d'inspections, par exemple, peuvent ainsi être effectués plus rapidement et plus facilement que l'installation d'échafaudages. La densité de données capturées permet aussi d'entrer dans l'ère du numérique et d'envisager de multiples traitements pour faciliter l'exploitation de ces données, jusqu'à de la reconnaissance automatique d'image. C'est donc bien par la porte de la productivité et des processus métier que ces drones rentrent dans l'entreprise.

 

Du côté des fournisseurs de services, un peu comme pour la logistique en son temps, posséder un drone (ou un camion) ne suffit plus. Certes il y a une barrière à l'entrée pour avoir toutes les autorisations, le permis, le pilote compétent, le drone professionnel et ses moyens d'acquisition (photo, vidéo, lidar...), mais en 2018 on est déjà au début de l'ère des plateformes.

"Drone as a Service" c'est une plateforme qui à la fois pilote et optimise l'acquisition des données avec les drones, mais également qui traite les données et les restituent aux abonnés du service.

Cette plateforme permet les économies d'échelles qui rendent le service compétitif par rapport à ce qu'une entreprise pourrait faire seule. C'est également une plateforme de développement d'applications croissantes, rendues possibles par des charges et des temps de vol plus longs, et des moyens d'acquisition qui seront de plus en plus sophistiqués à l'avenir.

Si l'on veut s'en convaincre, regardons le développement de la vidéosurveillance.

Autrefois simples déports de l'image vidéo et enregistrement pour preuve, les plateformes de vidéosurveillance embarquent maintenant du logiciel et permettent d'organiser des postes de contrôle.

Sur le terrain, les caméras embarquent des logiciels de reconnaissance d'images comme les plaques d'immatriculation, et hors de France (car c'est interdit - enfin c'est ce qu'on dit), de visages pris au hasard dans une foule.

Les plateformes qui connectent ces caméras peuvent alors réaliser une véritable surveillance de zone et offrir ce service par exemple aux municipalités en support de la police municipale. GreenSI ne serait donc pas surpris qu'une partie du développement des services de drones ne se fasse pas dans cette trajectoire, voire s'intègre aux plateformes de vidéosurveillance.

Certes, il y a actuellement une forte opposition pour le développement de ce type de services de surveillance. Début juin, ce sont les employés de Google qui ont fait plier leur direction pour que Google ne participe pas à un projet d'intelligence artificielle au cœur d'un drone. Chez Amazon la semaine dernière, les employés ont également manifesté contre la collaboration d'Amazon à des projets gouvernementaux avec ses technologies de reconnaissance faciale (pas nécessairement dans des drones).

Le contexte est donc très contraint pour les entreprises - notamment avec le RGPD vient d'en rajouter une couche - en revanche les services de l'État n'y sont pas contraints et encore moins les militaires. Il faut donc certainement être naïf pour penser que la vidéosurveillance urbaine par drone ne se développera pas.

Mais le champ ouvert aux drones est très vaste et presque infini dans l'entreprise, avec des applications moins polémiques comme protéger les cultures, surveiller les incendies, ausculter les usines ou encore suivre des stocks. Finalement le drone c'est un peu un robot que l'on peut intégrer dans un processus et qui fournit de l'information (quoiqu'en utilisant le mot robot ça va peut être devenir polémique...).

Pilote de drone est donc un métier amené à se développer, même si aujourd'hui cela peut faire sourire car le drone est d'abord arrivée sous le sapin de Noël avant de rentrer dans l'entreprise et les usages professionnels. D'ailleurs en 2013, GreenSI avait réagi au poisson d'avril de "La Poste" qui montrait une livraison de courrier par drone... quand quelques mois plus tard Amazon annonçait ses premières livraisons tests. Non, les drones ne sont pas des jouets !

Bien sûr tout n'est pas rose et il y a des défis qui attendent cette industrie naissante comme celui du cadre réglementaire. C'est pour cela que GreenSI croit beaucoup au développement de services par des professionnels, car l'adaptation permanente à un cadre qui va se renforcer demande des équipes de professionnels.

Pour les petites entreprises qui ne pourraient pas avoir d'équipes dédiées, cette adaptation permanente peut être vite contre-productive dans des processus industriels. Cette enquête européenne met également en évidence une hétérogénéité par région en terme de réglementation. Il peut donc être plus intéressant de lancer ses services dans certains pays de l'Union.

Les premiers usages en 2018 sont sans surprise les enquêtes terrain, notamment les données cartographiques, et les inspections d'installations.

Mais il est intéressant de comparer les croissances des applications selon si on regarde les vendeurs de drones (qui équipent en direct les entreprises) ou les vendeurs de services aux entreprises. Les applications d'enquêtes restent numéro un dans les deux catégories en terme de croissance, et on voit également que les agriculteurs et les utilités s'équipent en direct. En revanche, on voit aussi que les inspections d'immeubles ou les services à la construction (respectivement 37% et 29%) se développent plus vite que l'acquisition de matériel par les entreprises (24%).

C'est donc dans ces domaines que l'on trouve le plus de services en développement.

À court terme l'équipement de drones en direct peut donc être une option intéressante pour une entreprise. Mais attention cependant à ne pas rester que sur le coût des équipement et à bien intégrer le coût des applications, de la plateforme, et de la nécessaire adaptation réglementaire. Car à moyen terme le drone (équipement) sera une commodité et c'est la plateforme (et la donnée) qui aura de la valeur.

Le drone est donc rentré dans le domaine des applications. Tout en stabilisant son cadre réglementaire, il lui faut maintenant réussir l'étape de la plateforme et maîtriser les chaînes de traitement de données avec comme objectif de se raccorder directement aux processus et au SI de l'entreprise. À garder sur son radar donc.

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jeudi 15 novembre 2018

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