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De la démocratie aux médiarchies

Comme le remarquait Nicolas Vanbremeersch (@versac), directeur du Tank et co-organisateur de la 23e édition des rencontres Aux sources du numérique, le dernier livre d’Yves Citton, Médiarchies, est un livre qui fabrique de la théorie. C’est même un manuel de médiologie ajouterais-je, qui saisit les différentes couches qui organisent notre rapport aux médias, à la manière d’une archéologie, qui déplierait, comme on le fait d’un oignon, les différentes strates qui composent ce régime qui nous gouverne, celui des médias.

Pour le professeur de littérature et média Yves Citton, qui dirige la revue Multitudes, la thèse du livre dit une banalité dont on ne tire pas conséquences : nous ne vivons pas dans des démocraties, mais dans des médiarchies. Si la démocratie est un désir, un espoir, un idéal… qui vise à donner le pouvoir au peuple, les médias semblent à la fois être une modalité de médiation entre cet idéal et la réalité et une modalité d’interférence. D’où l’enjeu qu’il y a à comprendre les structures de circulation, de production et valorisation de l’information… à « se donner des outils conceptuels et imaginaires pour apprendre à voir, comprendre et questionner en quoi consiste cette médiarchie », comme le souligne Citton dans son livre, « à comprendre ce qu’ils nous font« , ce que sont ces formes d’expériences et de pouvoirs.

Media, Médias, Médiums et Méta-media… : de l’enregistrement à la traite de l’information

Dans son livre, Yves Citton distingue 4 acceptions différentes des médias qu’il distingue par des termes aux graphies différentes. Le medium et les media concernent d’abord tout ce qui sert à enregistrer, transmettre, traiter ou transformer de l’information, des discours, des images, des sons. Ce terme désigne alors à la fois les supports (c’est-à-dire les objets matériels) mais aussi les effets de réseaux et les conventions. Le second niveau concerne les médias, c’est-à-dire ce qui permet de diffuser de l’information à un public, notamment les médias de masse (journaux, radio, télé…) et s’intéresse aux effets de diffusion. Un autre niveau désigne le médium et les médiums, c’est-à-dire les résonances médiatiques dans lesquelles baignent nos perceptions et nos échanges quotidiens en régime de modernité. Ce médium là, fait explicitement référence à celui qui a le pouvoir de communiquer avec les esprits : il évoque le magnétisme qui opère entre nous, les fantômes qui nous parlent encore, la magie, comme quand on lit un livre de Platon ou qu’on voit une vidéo de Foucault ou de Deleuze, ces morts qui ne cessent de nous parler ou dans la surveillance qu’exercent les outils numériques sur nos pratiques d’information… Ce niveau-là fait également référence aux questions de résonances de l’information. Le 4e niveau que distingue Yves Citton est spécifique aux médias numériques, qui parlent pour les distinguer de méta-media. C’est à la fois la capacité du numérique de simuler tout autre media préexistant et s’intéresser aux phénomènes de simulation que produit le numérique. Mais le numérique n’ajoute pas qu’une caractéristique de simulation, il ajoute aussi une qualité d’ubiquité et la capacité à enregistrer les traces. C’est à la fois la caractéristique du numérique à compliquer et à expliquer. « Le compliqué, c’est ce qui est plié dedans ou avec, alors qu’expliquer, c’est déplier, à l’image des média qui déplient les plis »

Avec le numérique, la capacité à enregistrer des traces est devenue primordiale, à l’image de FB qui les enregistre, les exploite et les vend. « Cette capacité nouvelle est importante parce qu’un medium ou des médias n’ont aucune valeur par eux-mêmes tant qu’il n’y a pas de l’attention humaine qui se donne à ces médiums, qui s’investissent, qui vivifient à ces médias. Ces traces, cette valeur, sont en grande partie nos comportements attentionnels. Les médias conditionnent notre attention en nous rendant attentifs au monde comme le fait le journal télévisé, et nous donnons en retour vie ou valeur à ce qui relève des médias par l’attention qu’on leur porte. » Les médias ont toujours prêté attention aux traces attentionnelles que ce soit en mesurant leurs ventes ou leur audience. Mais les méta-media renforcés par la caractéristique ubiquitaire du numérique, font que toutes nos formes d’attention sont susceptibles d’être traçables ce qui crée une dynamique nouvelle entre attention et attente. Par ces jeux-là, nos traces d’attention peuvent être dirigées vers nos attentes et inversement. Avec le numérique, il est donc possible d’opérer un traitement, une transformation. « La traite – le mot est intéressant – c’est à la fois ce qu’on fait aux vaches ou ce qu’on a fait au peuple africain. Les méta-media ont pour triple caractéristique donc de simuler les médias, d’être ubiquitaires et de permettre la traite de nos attentions ».

Comment répondre à cette « traite » ? Comment « décoloniser la médiarchie » ?, questionne Nicolas Vanbremeersch. C’est-à-dire comment décoloniser les médias de l’impérialisme publicitaire et de son emballement consumériste, mais aussi favoriser une diversité culturelle, et surtout « stimuler les esprits plutôt que de les occuper » ? Peut-il exister un traitement progressiste, un traitement qui ne soit pas autoritaire ?

« Il y a plusieurs manières de modifier l’infrastructure médiatique, comme y introduire de nouveaux virus ou organismes qui proposeront ou imposeront de nouveaux modèles », répond Yves Citton, à l’image de propositions des nouveaux médias qu’accueille le Tank Media. L’évolution des médias se fait souvent par le bas, par la proposition de nouvelles formes. Mais déconstruire les infrastructures des médias, cette « hétérarchie« , nécéssite de s’interroger aussi sur le régime de la médiarchie. Nikos Smyrnaios, dans son livre, Les Gafam contre l’internet développe la thèse que la médiarchie relève d’une oligarchie. Nous ne sommes pas dans un régime autocratique, mais dans une oligarchie de structures, d’agents et d’intérêts qui se partagent le gâteau attentionnel. Yves Citton préfère parler d’hétérarchie, c’est-à-dire d’une coexistence de plusieurs systèmes et critères de valeurs. Un écosystème qui se réorganise en permanence et qui est co-dépendant. On peut certes développer de nouveaux médias, mais ils s’inscrivent dans des lois, des règles, une organisation, des systèmes faits d’une multitude couches et de niveaux. À la fin de la Seconde Guerre mondiale on a ainsi mis en place un système de distribution des journaux en kiosques, avec certes des lourdeurs, mais qui était construit pour garantir un accès égal aux petits comme aux gros journaux. Chez les Grecs, il y a avait des lois et des règles pour parler à l’Agora.Il y a donc toujours des normes, des règles, des lois qui contrôlent la façon dont l’information circule dans une société. L’enjeu n’est pas tant de faire la révolution que d’introduire de nouvelles puissances ou de nouvelles règles pour participer à la métamorphose, à la transformation, à la régulation de l’infrastructure médiarchique, par exemple on pourrait le faire en taxant la publicité pour la redistribuer à la diversité informationnelle.

Le débat sur les fake news actuel montre qu’il est nécessaire de procéder à une recomposition, non pas tant de la circulation de l’information que des troubles attentionnels que certains exploitent pour nuire… rappelle Nicolas Vanbremeersch qui vient de publier un article sur la question dans la revue Le débat. Les médias doivent-ils se défaire du mythe de la recherche de la vérité ? N’est-ce pas pourtant parce qu’ils nous ont aidés à développer notre esprit critique qu’on n’y croit plus ?

Vérité, réalité, pertinence, cadrage : ce dont nous parlons a directement un effet sur la réalité

« Le terme de post-vérité m’agace beaucoup », reconnaît Yves Citton qui rappelle qu’il n’y a jamais eu de moments bénis de vérité. Il faut pourtant distinguer la vérité, au sens de la réalité extérieure à laquelle on peut faire référence, comme de dire qu’il pleut et qu’on puisse le vérifier, de sa pertinence, c’est-à-dire se demander ce que cette vérité nous dit : le fait qu’on soit à l’intérieur par exemple fait qu’il pleuve ou pas n’a pas la même incidence. « La vérité est dépendante de la pertinence » : le fait de savoir combien de cheveux on a sur la tête par exemple n’en a aucune. Or, beaucoup de vérités manquent de pertinence dans nos pratiques.

Enfin, entre la pertinence et la vérité, il faut aussi évoquer la question du cadrage. « Les médias cadrent ce qu’on voit, comme les journaux recadrent les images qu’ils nous donnent à lire ou décident des sujets qu’ils traitent ». Plus que les mensonges ou les contre-vérités, les problèmes relèvent bien souvent de questions de cadrages et de pertinence. Pourquoi les journaux s’intéressent-ils (et nous intéressent-ils) à un mariage princier plutôt qu’autre chose ? Le cadrage qu’ils proposent suit des obsessions et produit des dysfonctionnements. On cadre sur des types qui brandissent un couteau dans la rue et on s’obsède de cela. On cadre avec le terrorisme et on met cela en résonance avec une religion, une menace sur la civilisation, etc. Ces cadrages produisent des effets qui se démultiplient par rapport à l’information elle-même. En cela, les médias procèdent à des « coupes agencielles », ils ne représentent pas la réalité, mais la cadre d’une certaine façon qui fait réalité. Pour Yves Citton, c’est là l’effet médiumnique des médias. C’est l’effet magique de la parole et des médias. « Si je vous dis ne pensez pas aux éléphants, d’un coup, ils adviennent ! » Ce dont nous parlons a directement un effet sur la réalité.

L’artiste Lauren Huret s’apprête à faire une exposition au Centre culturel Suisse à Paris qui montre les gens qui travaillent pour Google et Facebook pour trier les contenus. Hans Block et Moritz Riesewieck ont réalisé un documentaire, The Cleaners (bande-annonce), qui s’intéresse également au travail de filtrage de ceux qui nettoient les égouts d’internet. La plupart du temps, ces employés ne tiennent pas longtemps. Comme les pompiers de Tchernobyl ou de Fukushima, ils ne tiennent pas longtemps face à la toxicité de ce à quoi ils sont confrontés. Les algorithmes signalent des choses, mais seule l’attention humaine peut les recadrer. Or, regarder ces contenus, ces images, c’est aussi être détruit par ces contenus et ces images. Les contenus et les images, leurs circulations, ont une action sur nous. Derrière l’action des algorithmes, il y a des pratiques très humaines et des conséquences directes sur les humains.

Éduquer aux médias : développer l’orientation plus que l’autonomie ou la critique

Dans son livre, Yves Citton pose également la question de l’éducation aux médias. Mais l’éducation a du mal à intégrer les dispositifs médiatiques, rappelle-t-il. Pour lui, l’enjeu est double : il consiste plus à les chercher, les trier, les situer, les utiliser… Il consiste plus à montrer comment faire, qu’a livrer une vérité. Il consiste plus à nous faire dépasser nos habitudes, à nous dés-habituer pour mieux articuler les savoirs qu’à les livrer. L’enjeu n’est pas tant de développer une approche critique des media (« C’est parce qu’on se méfie de tout, souvent pour de bonnes raisons, qu’on se trouve prêt à croire n’importe quoi ») que de créer des moyens d’orientation. C’est un travail qui demande effectivement un peu de finesse. Pour Yves Citton, protéger l’espace de classe de ce qui arrive par les médias en dehors de la classe n’est pas totalement idiot, comme l’est le fait de limiter la connectivité. Il est essentiel d’un côté de créer des effets d’écarts et de séparation. Comme disait Deleuze (à la suite de Maurice Blanchot), il faut du vide, un interstice qui permette de créer une association d’idées pour réfléchir. Réagir vite, nécessite de développer des réactions automatisées. Cela nécessite au préalable de laisser du temps aux stimuli pour macérer, pour se construire… « Penser, c’est d’abord être capable de suspendre sa réponse, comme le fait le philosophe ». Une salle de classe a donc besoin de créer du vide et de mettre des murs pour se protéger. Mais l’éducation a besoin aussi de mener les élèves à utiliser ces outils d’accès au savoir. Son but est également de nous aider à utiliser ces appareils, aux cadrages qu’ils créent et qu’il faut apprivoiser, décoder.

Pour autant, l’information n’est pas le problème de cette éducation. Il faut apprendre à distinguer ce qui circule par ces circuits de ce que nous en faisons, c’est-à-dire l’information de l’attention qui donne de la valeur aux médias et de la signification à l’information. L’information en tant que telle n’a ni pertinence ni signification. L’attention, elle, est un corps humain qui est toujours associé à un corps social. « L’attention c’est le passage par le système nerveux qui fait que l’information prend une signification. Le travail que l’on réalise en salle de classe consiste à transformer l’information en signification, à faire culture, à faire sens de cette accumulation de connaissance et de signification. Si le numérique donne accès à l’information, l’école doit nous aider à utiliser cet accès pour le transformer en émancipation. »

La question de l’éducation aux médias valorise souvent l’autonomie et la critique. Or, comme le dit Bruno Latour, l’autonomie et la critique sont des projets de la modernité qui posent problème. Elle devrait surtout s’intéresser à la question de l’orientation. Or, si on est toujours orienté, on s’oriente en fonction de stimuli. On s’oriente dans les environnements qui sont les nôtres, qu’ils soient réels ou symboliques, on s’oriente dans la rue, comme on s’oriente face au travailleur chinois qui fait le même travail que moi pour un autre salaire. Reste qu’il est difficile parfois de s’orienter, dans l’offre des médias ou plus encore dans les propositions que nous font nos smartphones. Nous avons besoin d’un temps d’acclimatation pour y parvenir. Sans compter qu’on sait s’orienter à certaines échelles et pas à d’autres. On sait s’orienter à des échelles qui ne sont pas adaptées à des questions de dérèglement climatique global par exemple. Pour s’orienter, nous avons besoin de principes, par exemple de suivre ce qui nous donne du plaisir quand on le fait. Dans son dernier livre, Où atterrir ?, Bruno Latour livre un tableau pour s’orienter en nous invitant par exemple à rappeler ce à quoi l’on tient, à définir ses ennemis… afin de nous aider à composer des intérêts communs.

Savoir distinguer ses intentions, affirmer ses valeurs, comprendre où s’orienter… Autant d’éléments qui se perdent finalement plus facilement de vue dans un monde où les médias et les méta-médias démultiplient les possibilités d’orientations, les valeurs… imposent ou superposent leurs propres intentions aux nôtres.

8 enjeux pour comprendre les médias numériques

Il y a assurément de la matière à penser dans le dernier livre d’Yves Citton. Riche en concepts, références et ressources originaux. C’est assurément sa force. Reste que ce manuel de médiologie est aussi souvent agaçant, notamment parce qu’il ne cesse d’avancer par des dualismes, des oppositions qui avancent une idée et en même temps son contraire pour montrer toute l’ambivalence de son objet (les médias). Dans son analyse des médias numériques (qui nous intéressera plus particulièrement ici), il introduit plusieurs concepts pour comprendre les tendances à l’oeuvre, sur lesquels j’aimerai revenir rapidement pour les exposer, alors qu’il n’en a pas parlé lors de sa conférence.

Pour Yves Citton, les médias numériques produisent de la « grammation » (plutôt que de la « grammatisation »), une capacité d’hyper-enregistrement des traces de nos comportements responsables d’un état de Mobilisation totale comme le pointe le philosophe Maurizio Ferraris. Si la grammatisation consiste à décrire le monde sous forme d’abstraction pour qu’il soit lisible par les machines, la grammation évoque l’exact inverse : le fait que les médias digitaux produisent une quantité énorme d’écritures secondaires pour enregistrer nos traces. Pour Citton, il est nécessaire de nous intéresser à cette grammation, à ces enregistrements secondaires et à ce qui bogue, à ce qui ne marche pas.

Plus que de programmation, il nous invite à parler de « préhensions ». Tout ce qui arrive dans le numérique est le fait de choix, qui ne sont pas seulement le résultat d’un travail de programmation, mais d’un travail qui consiste à prendre une portion de ce qui peut nous affecter pour en faire un moyen pour affecter autrui. « Les « données » sont donc en réalité des prises, généralement porteuses d’emprises ».

Pour Citton, le numérique engendre également des effets « d’hyper-industrialisation » qui reposent sur une exploitation implacable de nos traces et comportements : les algorithmes mobilisent nos cerveaux, nos gestes mentaux et leur assignent des micro-tâches qui transforment en retour ce que le numérique produit.

Il produit aussi une « D-personnalisation » : plutôt que de produire une personnalisation (c’est-à-dire une modulation et un ajustement aux spécificités des récepteurs et des producteurs), cette logique produit plus de D-personnalisation que de singularité. Nous sommes modelés sur des profils statistiques qui sont ceux de personnes, mais ceux des personae auquel des services cherchent à nous identifier pour rendre nos profils productifs.

Enfin, il faut saisir aussi la question de « l’échantillonnage », c’est-à-dire le fait que dans la surabondance numérique, nous sommes condamnés à n’accéder qu’à un échantillon, qu’à une partie de l’ensemble. Et que cet échantillonnage est bien une modalité de lecture, c’est-à-dire le mode de fonctionnement du numérique.

En milieu numérique également, il faut prendre en compte la question des « protocoles », c’est-à-dire la manière dont sont prescrites des formes standardisées.

Plus que d’autres formes de médias, le numérique déploie une forme de « prémédiation », c’est-à-dire des formes prescriptives qui pré-conditionnent nos réactions, qui utilisent la prédiction de nos comportements pour les rendre productives.

Autre caractéristique encore, « l’interconnectivité », dont il est difficile de s’écarter. Alors que Facebook voulait socialiser le web, son déploiement a contribué plutôt à « techniciser la socialité », à l’ingéniérer jusque dans nos routines quotidiennes pour la commercialiser. Une interconnectivité particulièrement puissante, mais qui a montré aussi qu’elle s’accompagnait de bien des écueils, notamment la difficulté à pouvoir s’en extraire.

Autant de concepts certes complexes, mais qui ont le mérite de nous être proposés à réflexion. À nous de les interroger pour voir comment et en quoi ils peuvent faire levier ou nous aider à éclairer les transformations en cours.

Hubert Guillaud

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